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Dernière pièce en date du issue de l’Atelier de Pierre Palmade, après avoir été joué de novembre à décembre à la Comédie de Paris c’est sur la scène du Théâtre du Splendid, que Nicolas Lumbreras, qui était au piano ce soir-là, laisse le talent de la troupe s’exprimer.

Le résumé : « Comme tous les mercredis, Monsieur Félicien de Tartasse (Christophe Canard) part à la chasse de 14h à 18h, et pendant ce temps là, comme tous les mercredis, Lucienne de Tartasse, sa femme (Constance Carrelet), reçoit son amant (Lionel Erdogan). Seulement ce jour-là, Monsieur décide de rentrer deux heures plus tôt que prévu … »

Photo Fabienne Rappeneau

Photo Fabienne Rappeneau

A cette situation vaudevillesque, Nicolas Lumbreras, auteur, metteur en scène et musicien de la pièce, a décidé d’ajouter une domestique à côté de la plaque (Emmanuelle Bougerol), un notaire libidineux (Johann Dionnet), un jardinier sourd (Yann Papin) et un préfet gay (Benjamin Gauthier) : de quoi créer de nombreux quiproquos saugrenus et situations burlesques.

Dés le début de la pièce les bases sont posées, entre une soubrette tartignole, des apartés grandiloquentes, des chansons sensibles à propos de la chasse, de « dame » du bois de Boulogne (Serge Da Silva) … . En effet, le spectacle joue avec les codes du vaudeville et de l’opérette, reprenant ses derniers pour mieux les détourner … avec un certain talent je dois l’avouer. Cette parodie virevoltante est chorégraphiée par Rodolphe Sand à qui l’on doit, entre autre, Tout en Finesse, et c’est très drôle.

Tous les comédiens sont d’une précision remarquable dans leur jeu, honorable dans le chant, rigoureux dans leurs mouvements et assurent ainsi une grande efficacité dans les effets comiques. Notons non seulement quelques séquences mythiques comme la satire administrative en franglais et la chanson d’hommage au sanglier mort par les animaux de la forêt, drôlissime mais également la performance de Yann Papin dans le rôle du Jardinier sourd-muet et surtout son tour de chant (oui vous avez bien lu 😉 ).

Enfin une mise en scène simple, décalée et efficace, qui laisse néanmoins place à l’improvisation. Des dialogues pas toujours fin (un brin licencieux) et une énergie débordante dans laquelle les situations s’enchaînent sans temps mort.


Le Splendid Théâtre

48 Rue du Faubourg Saint Martin – 75010 Paris

Du Mardi au Samedi à 19h30 jusqu’au 12 Novembre

De 20 à 32 €

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