Mots-clefs

, ,

les-faux-british.2323.image.0x1200

Après un succès au Théâtre Tristan Bernard en 2015, une prolongation au Théâtre Saint Georges et le Molière de la Meilleure Comédie 2016, il me tardait de voir cette pièce.

Le résumé le voici : « Imaginez 7 amateurs de romans noirs anglais qui décident de créer un spectacle alors qu’ils ne sont jamais montés sur scène ! Ils ont choisi une pièce inédite, un véritable chef d’oeuvre écrit par Conan Doyle lui-même (enfin, c’est ce qu’ils prétendent !)… L’action se situe fin XIXème, dans un superbe manoir, lors d’une soirée de fiançailles, en plein cœur de l’Angleterre. Les festivités vont enfin commencer quand un meurtre est commis. Chacun des invités présents dans le château devient alors… un dangereux suspect.

Nos valeureux « comédiens d’un soir » vont très vite constater à leurs dépens que le théâtre nécessite énormément de rigueur. Malgré toute leur bonne volonté, les catastrophes vont s’enchaîner à un rythme endiablé. Dans ce joyeux désordre, nos Faux British, armés du légendaire flegme britannique, feront tout pour interpréter aussi dignement que possible ce thriller théâtral qui leur tient tant à cœur.

Réussiront-ils à terminer la pièce ? Dans quel état va-t-on les retrouver ? »

635807_les-faux-british-paris-3

Le décor : un manoir anglais en un salon cosy avec cadres dorés aux murs ainsi que trophées de chasse au-dessus des portes, un meurtre avec un mort pas si mort que cela (celui qui fait le mort ne peut s’empêcher d’ouvrir discrètement un œil), plusieurs suspects et un inspecteur à la retraite, fumant la pipe cela va de soi.

La pièce fonctionne sur un Principe simple, sur scène une troupe de théâtre faussement amateur va essayer de monter sa pièce, essayer, c’est le mot, car rien ne se déroulera comme prévu, car c’est sans compter sur l’équipe de bras cassés qui composent la troupe. Les répliques pas au bon moment, les comédiens d’un jour qui oublient leur texte, le décor qui fout le camp, les pertes de connaissances des comédiens … tout au long de l’action, les ratages s’accumulent, rien ne leur sera épargné pour le plus grand plaisir d’un public hilare.

Tout ce joyeux bordel fonctionne très bien car contrairement à ce que l’on pense les comédiens ne manquent pas de talent et tout est très bien coordonné et millimétré pour que tout soit aux mauvais endroits au bon moment. C’est barge, délirant, chaotique et déjanté et on en ressort avec des crampes aux zygomatiques, mais sans aucun regret quant à l’achat de sa place.

A Aller voir d’urgence.


Une comédie de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields

Titre original : The play that goes wrong

Adaptation de Gwen Aduh et Miren Pradier

Mise en scène de Gwen Aduh

Décor de Michel Mugnier

Costumes d’Aurélie de Cazanove

Lumières de Claude Couffin

Musique de Gabriel Levasseur

Avec Aurélie de Cazanove (l’accessoiriste), Jean-Marie Lecoq (L’inspecteur Carter), Miren Pradier (Florence Colleymore), Nikko Dogz (Perkins, le majordome), Yann de Monterno (Thomas Colleymore), Michel Scotto di Carlo ou Henri Costa (Elmer Haversham), Gwen Aduh (Charles Haversham)


Du Mardi au Vendredi à 20h30 et le Samedi à 18h et 21h, jusqu’au 18 Décembre au Théâtre Saint Georges.

Réservation en Ligne ICI ou au 01 48 78 63 47

Tarif : de 15 à 37 € suivant les catégories

Publicités