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Cette saison j’ai eu enfin un peu de temps pour voir cette pièce récompensé par plusieurs prix, je suis une habitué du Théâtre de Poche Montparnasse dont la programmation éclectique fait le bonheur de la théâtreuse que je suis.

« À Londres, Tony, un jeune aristocrate paresseux emménage dans une confortable maison de ville, il engage Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Une certaine complicité s’établit peu à peu mais rapidement les rôles s’inversent et le maître se retrouve l’esclave de son serviteur. »

Cette représentation fut un bonheur, la pièce et Maxime d’Aboville mérite les critiques élogieuses et le bouche à oreille autour. J’avais plusieurs fois entendu que cette pièce était « comme un film » et c’est vrai, c’est indéfinissable dans le jeu des comédiens, une fluidité, une façon de poser la voix, de se mouvoir, …

Quant à l’histoire c’est fascinant à souhait, l’ombre glaçante de Barret plane sans cesse sur la pièce c’est jouissif à souhait toute cette bassesse. Et le tout est d’une élégance et d’un raffinement exquis grâce à des comédiens remarquables, une atmosphère particulière (angoissante favorisé par le huis clos).

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Maxime d’Abbovile, incarnant un Servant au visage impassible, droit, tout de noir vêtu et de façon toujours impeccable , raie au milieu, s’exprimant avec une déférence frisant l’obséquiosité ; prenant le pouvoir sur un Tony (Xavier Lafitte) tout en mollesse, tant dans les actes que sur le terrain (la décoration de la maison, les menus, …), sur fond d’une relation dominant/dominé extrêmement violente. Une violence contenue que l’on perçoit sous-jacente chez Hugo Barret, prête à exploser à n’importe quel moment et c’est cet équilibre précaire, cette menace insidieuse, feutrée, puis de plus en plus lourde, qui augment la troublante atmosphère de la pièce.

Les seconds rôles sont épatants, Alexis Ribes et Adrien Melin désemparé devant le désastre annoncé, assistant impuissant à la main mise de Barret sur leur ami Tony. Roxane Bret ou Juliette Petiot joue en alternance Vera, une petite chose légère et frivole, une tornade qui apporte de la fraîcheur et de la candeur dans la lourdeur de l’atmosphère de la pièce.

C’est captivant de voir l’évolution des rapports Barret / Tony, ce dernier délégant de plus en plus au premier que l’on voit se métamorphoser en inquiétant manipulateur aux éclats d’autorité s’allongeant autant que son ombre sur la pièce … petit à petit le maître consentant devient l’esclave de son valet.

Du Mardi au Samedi à 19h et le Dimanche à 17h30.

Théâtre de Poche Montparnasse – Le Poche 75 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris

Pour plus d’Informations Rendez-Vous ICI.

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