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C’est confiante de la qualité de la première pièce de Benoît Moret, A Flanc de Colline, que j’avais vue en 2013 au Théâtre Tristan Bernard que mes pas ce sont porté au Café de La Gare pour cette rentrée théâtrale.

Le résumé de la pièce le voici « Tout est allé très vite. C’était un mardi. Il était 2Oh. Ils étaient venus visiter cette maison. Personne n’aurait pu prévoir ce qui s’est passé. Comment l’alchimie entre quatre personnes peut-elle transformer une simple visite immobilière en un véritable cauchemar? Et si vous aussi vous aviez eu le malheur de les rencontrer? Revivez, comme si vous y étiez, la version intégrale non censurée de ce fait divers aussi drôle qu’improbable. » (Source : http://www.theatresparisiensassocies.com/pieces-theatre-paris/ca-n-arrive-pas-qu-aux-autres-2161.html)

Si la folie absurde est toujours présente pour notre plus grande joie, la vulgarité est hélas aussi au rendez vous. La dramaturgie reposant sur l’opposition des « gens de la ville » et des « gens de la campagne » la caricature est utilisé a outrance sans aucune mesure, ne rendant hélas aucun personnage attachant tant ils sont outranciers dans leur posture dramatique.

On rit parfois aux situations cocasses, inventé par nos deux compères de la Bande à Palmade, et bien que j’ai été impressionné par la capacité de Nicolas Martinez à tenir son rôle si énergiquement, la surenchère de son personnage est également lassante. De plus bien que amusé par les quelques moments de nudités, elle est totalement gratuite et surenchère de B****.

Sur scène tout n’est que folie surréaliste et improbable et on attends avec impatience les règlements de compte et les craquages de nerf annoncés. Les échanges formels du début seront vite oublié après quelques verres et les sourires parfait vont se fissurer pour laisser apparaître les faces cachés de nos personnage, d’ailleurs celle de Monsieur Moret arrive trop tard pour en profiter pleinement. Le rythme est soutenue et ne laisse pas une seconde aux spectateurs captifs du mélodrame.

Paradoxalement à toutes ses critiques et déceptions, parce que oui l’attente était présente après la subtilité de A Flanc de Colline j’ai trouvée les comédiens très bien, Nicolas Martinez et certes trop surexcité (et flippant) mais il ne ménage pas sa peine et si son personnage n’était pas ce qu’il était il n’y aurait pas de pièce, sa partenaire Pascale Oudot est parfaite en « bobonne » déjanté, Arianne Boumendil ne mâche pas ses mots en bourgeoise qui se décoince, et Benoit Moret en dehors de toute cette folie est au final celui qui la met le mieux en exergue en maintenant le contraste tout au long de la pièce.

La pièce n’a rien a envier au Père Noël est une ordure mais ce n’était pas ce que j’était venue chercher.

J’ai aimé les situations absurdes, mais pas la dramaturgie non aboutit, et les facilités dans l’écriture, ma déception était aussi grande que mon attente.


DU MERCREDI AU SAMEDI À 21h LE DIMANCHE À 16h30 au Café de La Gare.

Jusqu’au 20 Septembre 2015.

Café de la Gare Théâtre (~ 290 places) 41 Rue du Temple 75004 Paris

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