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Il y a quelque temps, j’ai emmené, sous la torture, le mari de ma meilleure amie pour m’accompagner voir The Guitrys. J’avais, à ma grande joie gagnée les places à la #GladParty2.
On avait failli être en retard et c’est juste avant d’entrer en salle que j’avais appris que j’avais obtenu le stage que je convoitais tant.
Munie de mon éventail en papier glacé à l’effigie des nouvelles pièces à l’affiche du Rive Gauche, on s’assied, on est plutôt bien placé sauf qu’un poteau nous cachera une partie d’une jolie scène de Claire Keim.

Le résumé le voici: « Dans les Années folles, pendant 15 ans, le couple légendaire que formaient Sacha Guitry et Yvonne Printemps régna sans partage sur Paris et le monde entier. Faisons un rêve, le rêve d’une pièce que Sacha Guitry aurait écrite dans sa vie et dont il aurait confié la dramaturgie et les dialogues à Eric-Emmanuel Schmitt. Voici, sous les mots d’esprit, une histoire d’amour traversée de bonheurs, de querelles, de tromperies, de jalousies, celle de deux amants magnifiques et impossibles, la passion d’un homme de génie pour un rossignol qui ne supportait pas sa cage. »

Eric Emmanuel Schmidt retrace avec malice le couple explosif que fut celui d’Yvonne Printemps et de Sacha Guitry, en y mêlant avec doigté les mots mêmes de Guitry. La mise en scène de Steve Suissa, dont j’avais déjà vu le travail inventif réalisé sur L’affrontement (encore à l’affiche du Rive Gauche), ne m’a en aucune manière déçue.

La pièce s’ouvre sur la discussion entre Sacha Guitry et un régisseur qui va servir de prétexte pour nous conter cette histoire d’amour passionnée. Tout se déroule comme dans un flashback.
De sa rencontre avec Yvonne, après avoir été la voir dans un de ses tours de chant aux Folies Bergère,s à leur rupture, dû au caractère volage de la belle et de celui jaloux du monsieur.

J’ai beaucoup aimé le décor, tantôt dans les coulisses d’un théâtre, tantôt sur scène ou dans les loges, ou encore chez les Guitrys. La présence de la vidéo ne m’a pas gênée, elle donnait même parfois du dynamisme à la pièce scène et elle se justifiait parfaitement pour les personnages qui ne faisait qu’une apparition.

Un scène drolatique me revient à l’esprit alors que j’écris (enfin) mon avis. Une dispute entre Yvonne Printemps et Sacha Guitry au moment du salut d’une de leurs pièces, la dispute reprend à chaque fois que le rideau (transparent pour nous) se baisse. Quand il se lève, une bande son diffuse des applaudissements que le public dans l’ambiance et participatif contribue à rendre réels en se prenant au jeu.

Claire Keim joue de façon confondante et savoureuse tous les âges de la femme, candide et naïve au début puis plus sûre d’elle et jouant de son charme a la fin, en plus son rôle de « Rossignol » lui permet pour nous de faire sortir sa si jolie voix.
Martin Lamotte est à la fois caustique, calme et posé puis bouillonnant de jalousie et sa différence d’âge avec sa partenaire s’est effacée à mes yeux comme par magie.
Sans oublier le régisseur Sylvain Kaplan qui décontracté, tout en simplicité, donne la réplique à Martin Lamotte.

La pièce en elle-même est délicieuse, pétillante, fraîche, espiègle et entraînante. Un sublime voyage dans les années folles.

 

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