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Première année pour moi que je me rends à cette manifestation, et je me suis préparée le programme des rencontres auxquelles je voulais assister après être tombée sur le programme la veille au Poche Montparnasse.

Samedi :

Mon programme et ma liste de manifestations rangés dans mon sac à main, me voici partant confiante, mais en retard, direction Bassin de La Villette.

Mon retard n’aura que peu d’incidence, car la première activité que j’avais prévue à été annulée. Il s’agissait du « Plateau du Point Virgule » avec Bèrengère Krief, Donel Jack’sman et Walter. Qu’à cela ne tienne, je vais visiter le festival, même si le sol sablonneux s’accorde fort mal avec mes chaussures à talons … je suis aussi prévoyante qu’une courgette (… ne me demandez pas, c’est venu comme ça). Je prends le temps dans mes pérégrinations de déjeuner sainement (un McDo… Ne me jugez pas, j’aurais pu manger pire) et me revoilà revenue dans les transats de Télérama pour assister sur la Scène Spectacle à la prochaine manifestation c’est à dire :

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« Le Restaurant » Théâtre musical à l’Aktéon, A 18h les samedis et dimanches Du 07 septembre au 17 novembre Durée 1h05.

« Un restaurant ouvre dans votre ville. Une équipe peu expérimentée et sujette à tous les impondérables d’une première fois vous emmène à la découverte de son menu musical. »

Le Quatu’or Laloi s‘apprête à vous présenter la carte de son nouveau restaurant. Le menu, composé de verrines, entrées, viandes et desserts reflète la variété et l’originalité des œuvres interprétées (classique, jazz, tango, musiques de film…), et transportera l’auditeur dans un univers empreint de poésie et de gastronomie, non sans un certain humour.

Le patron, un homme stressé et autoritaire qui fait tout un fromage de cette inauguration ; le sommelier, un poète quelque peu éméché ; le cuisinier, un homme du terroir et de caractère ; et le stagiaire, qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre, pédale dans la choucroute tout au long de la soirée. Ce mélange détonnant saupoudré de malice, de belle musique et de bonne humeur, enchantera les papilles et les oreilles des petits comme des grands. » (Source : http://www.akteon.fr/evenement/restaurant)

J’ai eu le droit à 30 mn de cabotinage, bon enfant, sans grand talent théâtral (les morceaux joués sont là pour donner un fil conducteur) mais d’un indéniable talent musical. C’est joyeux, dynamique et musicalement varié … Sympathique.

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Après une demi-heure de pause, c’est autour de la Lecture-Rencontre de Au Bois Lacté au Théâtre du Poche Montparnasse jusqu’au 8 Décembre, à laquelle j’ai assisté, avec d’autant plus de joie que j’avais été enchantée par la pièce vue la semaine précédente.

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C’est Philippe Tesson, très impliqué par sa fille dans la vie du Théâtre, qui animera la rencontre. Il commence par un court discours d’ouverture dans lequel il nous parle de la pièce et de son rapport avec cette dernière, qu’il avait déjà vue en 71 montée par le même metteur en scène qui avait eu en son temps un joli succès au Lucernaire puis au Théâtre La Bruyère.

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C’est justement au tour de ce dernier de s’exprimer. Stephan Meldegg, qui nous parle de la façon dont Dylan Thomas a connu le succès et la célébrité avec cette pièce poétique alors qu’il écrivait depuis de nombreuses années. Puis il évoque pour nous la façon dont il avait il y a de cela plus de quarante ans monté la pièce dans la cave transformée en salle de spectacle du restaurant acheté par sa belle mère.

Philippe Tesson reprend la parole pour nous présenter les comédiens présents ici sur scène, c’est à dire Attica Guedj, Pierre-Olivier Mornas et Jean-Jacques Moreau arrivé en retard … la lecture commence.

A sa suite, c’est le Plateau Humour Juste Pour Rire avec Kheiron et Alban Ivanov qui était prévu et attendu puisque les chaises du barnum se remplissent à vue d’oeil, on s’assoit même par terre … mais les artistes n’ont pas été prévenus et c’est Kheiron qui s’est néanmoins déplacé en dernière minute et est monté sur scène pour nous présenter à l’arrach’ son style d’humour, son spectacle (Kheiron dans Libre Éducation à l’Européen jusqu’au 2 Novembre) et interagir avec le public.

Dernière rencontre pour moi ce jour-là, celle organisée avec Jacques Bonnaffé pour nous parler d‘Hannibal, de Christian Dietrich Grabbe mis en scène par Bernard Sobel au Théâtre de Gennevilliers jusqu’au 4 Octobre.

287735_hannibal-gennevilliers« Hannibal, une pièce qui interroge sur notre rapport à l’histoire. Après sa victoire à Cannes, Hannibal sait que le déclin approche et prépare sa sortie de scène. Le compte à rebours lancé au début de la pièce conduit, à travers une succession de scènes hallucinantes, jusqu’à l’issue fatale. Dans la pièce de Christian Dietrich Grabbe, Hannibal, le fameux général carthaginois en guerre contre Rome, prévoit dès le début l’issue fatale de ses retentissants faits d’armes : après sa victoire à Cannes, viendra la défaite, il lui faudra fuir et préparer sa sortie de scène, c’est- à- dire son suicide.
Pourtant, il poursuit ses efforts, même s’il les sait voués à l’échec, et refuse autant le découragement qu’un espoir bercé d’illusions. Grabbe, auteur encore méconnu, né dans une petite ville d’Allemagne où son père était gardien de prison, eut une vie courte et malheureuse. Une seule de ses pièces fut jouée de son vivant. Dans Hannibal, dont l’action se déroule en Italie, en Espagne, en Asie mineure et à Carthage, il met en scène des événements tels que la chute de Numance, l’incendie de Carthage, les sacrifices humains à Moloch… une succession d’épisodes à la mesure, ou à la démesure de son héros. (Source : http://www.billetreduc.com/95529/evt.htm)

C’est une rencontre passionnée, Bonnaffé n’est jamais à court de mots un brun cabotin et part dans des envolées lyriques qui me font sourire.

Je retiendrais de lui cette phrase qu’il a prononcé : « On vient au Théâtre pour régler le problème d’image qu’on a dans la tête ».

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Dernière rencontre pour moi ce jour-là comme je vous l’ai dit plus haut, la raison en est que j’avais un spectacle prévu ce soir là. J’allais voir Greg Romano pour le gala d’ouverture de La Nouvelle Seine qui tenait d’ailleurs un Stand sur la manifestation. J’ai au préalable fait un détour par Montparnasse où, pour une somme modique, j’ai acquis une place pour La Dame de La Mer, une pièce d’Ibsen joué jusqu’au 17 Novembre au Théâtre Montparnasse avec entre autres Jacques Weber et Anna Brochet. Mais revenons à Greg Romano, j’ai embarqué le mari de ma meilleure amie dans ces pérégrinations. Le spectacle est très drôle, dynamique (quand son medecin le lui permet), bourée d’auto dérision, mais je partais confiante, j’avais vu le Bonhomme en première partie de Verino lors de son VerinOlympia et en invité lors de plateau d’humoriste invité par le même Verino lors de sa Carte Blanche au Palais Des Glaces dans le cadre du Festival OnzeBonge.

Dimanche :

Rebelote le Dimanche avec des petits yeux, je m’étais couchée tard et levée tôt (mauvais combo), mais cette fois-ci je suis à l’heure et le Mc Do m’a aussi tendu les bras … ce traître à la sortie de la bouche du métro quand tu n’as pas mangé depuis la veille se montre bien tentateur.

Première manifestation prévue : Une lecture de Les Rêves d’Ivan Viripaev au Théâtre de Belleville du 29 Octobre au 3 Novembre.

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Le résumé le voici : « Cinq personnages ; un maitre du jeu : La fille qui fait des rêves, et les autres ; La fille enceinte, et celle qui a la salive marron, Le gars bègue et celui qui est tout le temps gelé. Ils rêvent. Ils rêvent de la beauté, de Dieu, du nirvana, de la libération, de l’amour et finissent par se retrouver en enfer. Chacun de ces rêves annoncés est un nouveau chapitre, un nouveau shoot, pour ces personnages représentatifs d’une génération désabusée du début du siècle grande consommatrice de drogues, qui tente désespérément de rêver pour s’échapper. Au bout de ces tentatives, se trouve, l’enfer ; la mort, dont on ne revient pas. La pièce traite avec humour, poésie et allégories, de l’incommunicabilité, de la fuite et de la solitude, de la maladie, de la dépendance, du manque, de la nyctophobie supplantée par des visions fantasmatiques, de la désillusion, de l’enfance disparue. Chaque personnage est dirigé par la fille qui rêve parce qu’il fait partie d’elle et elle de lui. Elle se retrouve en enfer, ils comprennent, elle nous explique qu’on ne s’en échappe pas. » (source : http://www.theatredebelleville.com/soirees-speciales/item/102-les-reves )

Une jeune fille s’installe sur un escabeau, elle domine de sa hauteur les rêveurs et tel un Pierrot Lunaire nous conte… 4 Jeunes Comédiens entrent en scène, ils quadrillent l’estrade de scotch avec écrit Fragile dessus représentant la fragilité du monde qui les entoure … ils discourent sur la beauté … c’est une fable poétique.

Ils font preuve d’une concentration incroyable quand ils nous déclament en canon leur texte, cela crée du bruit, une cacophonie , du brouhaha dans lequel on se perd.

Le texte est difficile à comprendre, très métaphorique, et on nous donne les clés de lecture dans le désordre … au début, tout est très confus puis petit à petit on comprend … on saisit le fil directeur et on se laisse embarqué par cette troupe de jeunes comédiens aux regards francs, et se créer devant nos yeux une chaîne infinie d’humanité, où tu es toi et en même temps les autres.

L’extrait très dense déjà se termine sur cette phrase que je vous laisse méditer « Les rêves sont des portes, alors empruntez-les, elles sont partout ».

Le plateau d’humoristes Juste pour rire (Verino et Foudil Kaibou) auquel j’avais prévu d’assister à lui aussi été annulé (la loi des séries), je me promène donc le long des quais, visite encore quelques stands, m’achète des amandes grillées et pralinées ( ce n’est pas bien je sais) et erre …

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A la scène spectacle, un extrait non prévu de Albert Meslay dans L’Albertmondialiste au Grand Point Virgule jusqu’au 15 Décembre. L’Extrait de vingt minutes dont il nous a fait bénéficier était délicieux avec des jeux de mots très fins … pour les amoureux de la langue française.

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« Le droit de se tromper est un privilège qui ne doit pas être réservé qu’aux experts ».

Dernière rencontre de cette manifestation culturelle pour moi cette année, celle organisée par Le Théâtre de Poche, très présent sur la manifestation, avec une rencontre avec Jean-Claude Grumberg pour « Chez Les Ufs » au Poche jusqu’au 17 Novembre.

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En plus de Jean Claude Grumberg, Stéphanie Tesson, directrice du Théâtre du Poche Montparnasse, est présente et nous expliquera comment est venue sa participation dans ce projet et quel a été son rôle de garde fou.

Le début de l’aventure de cette œuvre théatro-littéraire lors de la remise du prix Max Cukierman en 2012 pour son action en faveur de la promotion de la langue et de la culture yiddish, lors de laquelle il a lu des extraits de ces pièces L’Atelier et Dreyfus.

Le choix des extraits est centré sur un même thème, mais traité différemment celui des juifs et de l’antisémitisme. Et les enchaînements qui sont des contre points / contre champs sur la vie de Grumberg et dans lesquels il faut faire le tri entre les parties fictive et biographique.

Cette pièce est aussi l’occasion du retour de Jean Claude Grumberg sur scène depuis Zone Libre en 1990.

Lors de la discussion qui s’ensuivit est expliquée l’origine du mot « UFS » dans le nom de la pièce. C’est bien sur anecdotique cela vient de la prononciation du mot « juif » par un acupuncteur chinois.

J’ai dû m’esquiver lors de cette rencontre, j’avais rendez vous à L’Odéon Berthier pour Die Gelbe Tapete cet après-midi là.

En espérant que cet article vous ai plu et que l’année prochaine vous suivrez mes pas à la prochaine édition de Culture Au Quai.

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