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Première fois pour moi à La Gaité Montparnasse. J’ai beaucoup aimé la salle du Théâtre. La circulation y était aisée et l’architecture ainsi que la décoration délicieuses.

Quand on pénètre dans la salle de spectacles l’ambiance est là, les lumières sont tamisées et il y a un fond sonore composé de vent qui souffle, de cris, de sons de cloches, de chaînes, d’hululements …. Le ton est donné.

Étant arrivée en avance, je patiente en observant du balcon où je suis placée le spectacle qui est déjà dans la salle. Dans le parterre, j’observe les spectateurs arriver et le placeur qui essaye de faire avoir une crise cardiaque à la moitié du public en les prenant par surprise.

Je suis tout à gauche de la scène … tout à coup, mouvement de foule, le jeu des chaises musicales commence … Surclassement (pour se retrouver en face de la scène).

Comme l’annonce l’affiche, que j’aime beaucoup, il s’agit d’une comédie flippante.
La pièce en elle-même c’est le pendant théâtral de Dracula mort et heureux de l’être de Mel Brooks, c’est-à-dire le mythe de Dracula revisité à la sauce comique.

Je ne l’ai pas trouvée aussi drôle que Les 39 Marches, également mise en scène par Eric Metayer, malgré leur filiation évidente, dans la folie et l’absurdité autant que dans la mise en scène. Ils se permettent même d’y faire un clin d’œil quand Mina et Van Helsing sont au London Paladium. Le rythme est tantôt lent, tantôt rapide pour plus de folie  et d’absurdité dans la pièce.

Il y a beaucoup d’astuces de mise en scène que l’on retrouve, … les changements de personnalité au truchement de l’échange de couvre-chef, les marionnettes, le jeu des portes, la prise à partie des spectateurs et les comédiens qui faussement s’engueulent sur scène exténués par la durée du jeu et l’épuisement physique et moral. La scène où Andréa Bescond, qui interprète tous les personnages féminins, est en pleine schizophrénie, est hilarante … la pauvre elle craque. Cette distanciation par rapport au théâtre me fait toujours rire.

La scène du jeu en miroir entre Dorel Brouzeng-Lacoustille (ce jeune homme charmant ayant des faux airs de Jonathan Rhys-Meyer) et son reflet Yamin Dib (la ressemblance est frappante) nous réservent également quelques surprises.

Les spectateurs sont souvent mis à contribution et même malmenés parfois. Comme sa consœur Les 39 marches, le public doit mettre de la bonne volonté et croire dans la magie du théâtre pour voir dans cette bâche l’océan, ou dans ce drap une montagne  ….

Un excellent moment, pourvu que l’on soit muni d’un collier d’ail, d’eau bénite et d’une croix pour se prémunir des morsures et le cas échéant d’un parapluie pour se protéger des éclaboussures de sang.

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