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Jeudi, j’avais deux invitations pour Le Bal des Crapules au Théâtre Melo d’Amélie … J’en ai fait profiter ma charmante / délicieuse / éblouissante / souriante voisine (Susanne, je sais que vous me lisez, choisissez !).
L’environnement du théâtre est charmant, juste à la sortie du passage du Grand Cerf, et des rues étroites et pavées.

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Le théâtre en lui-même est de taille modeste (moins de 100 places) et les sièges n’y sont pas des plus confortables (ouille). De plus, aller dans un théâtre sans climatisation en pleine canicule n’est pas exactement ce que j’appellerais une bonne idée (même avec la présence de ventilateurs). Après avoir récupéré nos contremarques à la caisse au sous-sol (fraîcheur !!!), nous prenons les places les plus accessibles, c’est-à-dire au premier rang à même pas un mètre de la scène. La salle est pleine.

Le résumé le voilà : « Petit massacre entre amis » … ou comment se débarrasser dans la même soirée de son mari, de sa femme, de sa maîtresse, de son amant et… de voisins encombrants…. Vaste programme !
Quand Gabrielle et Etienne invitent Bernard leur voisin du haut et Chantal leur voisine du bas à un petit dîner amical, ils ont surtout une idée machiavélique derrière la tête : se débarrasser d’eux pour récupérer leurs appartements et faire un triplex. »

La pièce est tellement plus que ce résumé, mais je ne peux vous en dire plus sous peine de vous dévoiler tous les rebondissements de la pièce et les danses machiavéliques qui se jouent devant nous.
Le début commence par la fin et la pièce n’est qu’un long flashback pour expliquer, comment ils en sont venus à la scène d’ouverture, durant laquelle Charlotte essaye de tuer Bernard encouragé par Gabrielle, quant à Étienne, il s’interpose …  Quel chaos !
Ce n’était pas drôle tout le temps (beaucoup de jeux de mots et de vannes), mais c’était assez captivant et mon attention n’a pas faibli … Une pièce plaisante, drôlement cynique et machiavélique… Et un texte d‘une amoralité réjouissante.
Les personnages sont stéréotypés, un peu à outrance : Gabrielle une femme hautaine, vénale et castratrice (autant dire pas le personnage le plus sympathique de la pièce) ; son mari Étienne hypocrite et fuyant ; Bernard le présentateur météo sans charisme ni envergure et Chantal (ChaCha) l’écolo bobo balourde et frappa dingue.
La mise en scène est très rythmée et les comédiens excellent … ils mouillent la chemise (à moins que ça ne soit dû qu’à l’absence de clim’ ) … Quelques références au Vaudeville (« Ciel Ton Mari »). J’ai bien aimé le décor et les tableaux un peu absurdes à la manière de toiles contemporaines, les jeux de lumière et les ombres chinoises pour nous montrer ce qui ne se passait pas sur scène.
Un petit bémol néanmoins beaucoup de rebondissements abracadabrants à la fin, ce qui étire la pièce en longueur … on n’en voit pas la fin.

 

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