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Piece.1353

Au Théâtre Rive Gauche ( http://www.theatre-rive-gauche.com/theatre-l-affrontement.html ), à Paris jusqu’au 25 septembre.

Présentation :

« Un affrontement plein d’humour entre Tim Farley, un vieux prêtre attaché à ses principes et Mark Dolson, un jeune séminariste. Il s’agit d’un voyage initiatique pour Mark Dolson et d’un retour aux sources pour Tim Farley, son mentor. Les spectateurs deviennent les témoins d’un affrontement de plus en plus complice. » (source : http://www.billetreduc.com/89133/evt.htm )

Impressions :

C’était une première pour moi sur plusieurs points Je n’étais jamais allée au Théâtre Rive Gauche, je n’avais jamais eu la chance de voir sur scène Francis Huster et Davy Sardou et je ne connaissais pas la pièce, j‘y suis donc allée avec enthousiasme et sans idée préconçue.
Ma décision d’assister à cette représentation a été tardive et précipitée. Alors que j’avais lu l’interview de @gladscope sur lesdits comédiens et que je l’en félicitais elle m’informa qu’elle mettait à ma disposition une place pour la générale presse le soir même, ce que je m’empressais d’accepter (joie immense et excitation enfantine)… La rencontre s’organise et me voilà trois heures plus tard confortablement installées dans la salle de proportion modeste du Théâtre Rive Gauche … C’est complet.

Première impression : Je n’ai rien à redire au décor sobre et modulable… Il n’y a que deux décors différents : L’Eglise, avec son autel et sa chair, et le bureau du Père Tim Farley (Francis Huster), les modifications ont lieu de façon gracieuse au vu et au su du public à l’aide d’un renversement de la plupart des meubles.
Chose rare (et peut-être inédite), la pièce est accompagnée d’une bande originale (d’un habillage sonore)… Jolie mais un peu convenue (dont Hallelujah de Léonard Cohen).
Voir, écouter et ressentir Francis Huster sur scène est quelque chose que l’on doit vivre au moins une fois, la violence et la fragilité que son jeu donne à son personnage m’a éblouie, mais la révélation pour moi a été ma rencontre avec Davy Sardou, dont la justesse et l’émotivité m’ont beaucoup touchée.
La pièce est drôle et grave à la fois, on passe du rire à la réflexion avec une certaine brusquerie qui pourtant, nous porte sans un instant d’inattention de notre part vers la conclusion de ce parcours initiatique.

« L’Affrontement » c’est celui de deux personnalités, de deux conceptions de l’Eglise entre un Tom Farley conservateur et un jeune chien fou, Mark Dolson, qui évoque ici le rôle que doit jouer un prêtre aujourd’hui, mais aussi de ce qu’il doit représenter dans la société contemporaine (Remise en cause du célibat des prêtres, de la place des femmes dans l‘église [accession à la prêtrise] et questionnement sur l‘homosexualité). C’est également l’affrontement de la jeunesse et de la vieillesse, de l’idéalisme et du compromis.

D’ici quelque temps ma mémoire me fera défaut et j’oublierais les mots, mais je me souviendrais :
– de ces hommes qui se sont libérés de leurs passés et de leurs peurs pour regarder leurs failles en face et combler ce vide inconscient ;
– de ces deux personnalités qui se sont affrontées pour pouvoir aimer l’autre … et s’aimer soi-même ;
– de l’émotion par laquelle elles ont transité et que mon cœur a reçu ;
– que j’ai connu la béatitude par la grâce du jeu de ses servants des arts du spectacle vivant.

J’oublierai les mots pour ne me souvenir que du sens de « L’Affrontement ».

<p><a href= »http://vimeo.com/64890312″>L’affrontement</a&gt; from <a href= »http://vimeo.com/user11315072″>Th&eacute;&acirc;tre Rive Gauche</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

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